À l’enfant que je n’aurai pas
Linda Lê
NiL, “les Affranchis”, 2011
Je me demande quels traits auraient été les tiens si je t'avais donné le jour.
L’auteur écrit une lettre à un enfant potentiel, celui qui aurait pu être le sien, si elle avait voulu être mère. Ses névroses, son caractères, sa famille, elle explique toutes les raisons qui font qu’elle refuse la maternité.
Le principe de cette collection veut que les auteurs écrivent la lettre qu’ils n’ont jamais écrite, de parler d’un épisode de leur vie non résolu. Linda Lê offre un texte extrêmement sensible et dur à la fois. En réfléchissant sur le fait qu’elle ne désire pas être mère, elle revient sur des détails très personnels et intimes, par moments crus, de sa vie privée. Elle souligne l’idée que toute femme n’est pas forcément faite pour être mère. Que l’acte d’enfanter demande réflexion et qu’elle agit donc pour le mieux. C’est une réflexion d’autant plus importante dans une société qui, même si elle se dit plus ou moins paritaire, reste sur l’idée qu’une femme se réalise en étant mère. D’où le profond désarroi de nombres de femmes ne réussissant pas à avoir d’enfants.
Linda Lê écrit sans reprendre son souffle. Elle débite ses réflexions dans un flux continu de mots qui ne s’arrête pas. Ce qui montre bien son désir de parler, d’expliquer. C’est un autoportrait parfois brutal, mais très frappant, d’une femme qui brûle de désirs, de contradictions, de questions. Ce court texte a eu un grand succès critique. Moi qui n’avais jamais lu cette auteure, je suis tentée d’aller lire ses autres ouvrages.
Prix Renaudot Poche 2011
On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Madimado
Papillons de mots
Littexpress

Shimura-san vit seul dans une confortable maison à Nagasaki. À 56 ans, il n’a pas de femme, peu d’amis et voit rarement sa famille. Peu à peu, il remarque chez lui des déplacements d’objets et de la nourriture qui disparaît du frigo. Décidé à éclaircir le mystère, il finit par investir dans une webcam et surveille sa cuisine depuis son travail.
Norah retourne chez son père, homme fier et solitaire, mais qui semble avoir besoin d’elle. Devenue avocate, elle doit aider son frère à sortir de prison.
Le roman commence par la fin : le personnage principal, Vera Candida, est atteinte d’une grave maladie, et fait le voyage jusqu’à son pays natal pour y mourir. Le narrateur (omniscient) raconte ensuite l’histoire de la grand-mère et de la mère de Vera Candida. Toutes ces femmes semblent être touchées par une malédiction qui les voue à être seules, et maltraitées par la gente masculine. Dans une lutte acharnée, Vera Candida réussit peu à peu à s’extirper de la chaleur moite de Vatapuna et à changer le cours de sa vie.
Pinocchio est un androïde créé par l’inventeur Geppetto, destiné à être vendu à l’armée. Geppetto perd sa créature qui traverse de nombreuses aventures, et croise le chemin de nombreux personnages. Enfin, il retrouve son créateur (ainsi qu’un pingouin) dans le ventre d’un poisson mutant.
Arnold est un jeune indien Spokane né dans sa réserve. D’une maladie de naissance, il hérite une faiblesse et un physique plutôt minable qui font de lui le bouc-émissaire de la réserve. Soudainement, il décide d’aller à Reardan, un lycée de Blancs. De là, il peut observer sa réserve avec du recul, voire de l’humour et réfléchir sur sa condition et celle des siens.