Peindre le vent
Pam Munoz Ryan
Trad. de l’américain par Dominique Delord
Actes Sud Junior, 2009
Maya : un voyage qui va commencer.
Maya vit chez sa grand-mère, une vieille bonne femme acariâtre, maniaque et bornée. Mais celle-ci meurt subitement. Maya doit aller vivre chez la seule famille qui lui reste, celle de sa mère, dans un ranch où elle apprend à monter des chevaux.
La lecture, c’est mon dada. Par contre, les lectures avec des dadas, ça ne l’est pas trop. Je me suis quand même laissée tenter par ce roman chez Actes sud et je pense avoir compris l’engouement féminin pour ce genre de littérature dès le plus jeune âge.
Maya vit une belle aventure sur sa soudaine prise d’indépendance et par la même occasion elle découvre une branche de la famille qui lui était dissimulée. Caractérielle, capricieuse et mythomane, il faudra qu’elle change vite pour s’adapter à son nouveau cadre de vie. Ca m’a fait vaguement penser à Little Princess sauf qu’on est dans le Wyoming.
Bien sûr, Maya réussit à apprivoiser un cheval sauvage. Bien sûr, elle survit à quatre jours dans la nature, blessée et sans provisions. Bien sûr, tout est un peu attendu. Mais je ne peux qu’apprécier une certaine qualité du style qui rattrape quand même ce roman. Les nombreux passages gluants de sentiments restreignent malgré tout cette lecture au public féminin. En gros, si vous avez passé l’âge des Grand Galop mais que vous aimez toujours ça, vous avez fait le bon choix.
On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Les frappadingues du bouquin
Carnets de Sel
L’accro des livres





1859, Georgie, États-Unis. Emma et ses parents comptent parmi les esclaves de la plantation Butler. Leur maître a perdu tout son argent au jeu et décide d’organiser une vente massive d’esclaves, la plus grande qu’a connu les États-Unis. Emma accompagne les deux filles du maître à la vente. Sous une pluie diluvienne, la vente se déroule et éparpille tous les esclaves aux quatre coins du pays. Emma, pour une large somme d’argent, est vendue elle aussi. La jeune Sarah, fille du maître, ne lui pardonne pas une telle lâcheté.
Dans une petite ville un peu paumée de l’Iowa, la directrice d’une bibliothèque municipale découvre un matin d’hiver, en ouvrant sa boîte aux livres, un chat à demi mort de froid. C’est avec ce début digne d’un conte de fées que s’écrit l’histoire de Dewey, le chat de bibliothèque probablement le plus connu du monde. L’ancienne directrice nous raconte son intégration à la bibliothèque, ses pitreries, ses habitudes félines…