Le livre sauvage
Juan Villoro
Trad. de l’espagnol par Isabelle Gugnon
Bayard jeunesse, “Estampille”, 2011
La différence entre un prétentieux et un savant, c'est que le prétentieux n'apprécie que ce qu'il connaît alors que le savant cherche à savoir ce qu'il ignore.
Les parents de Juan se séparent. Pour lui éviter trop de soucis, ils l’envoient en vacances chez son oncle Tito, un illuminé qui vit parmi des milliers de livres. Ses livres ont une vie propre et s’agitent à l’arrivée de Juan. Ils le reconnaissent comme un lecteur princeps, qui peut faire venir les livres à lui, y compris le mystérieux livre sauvage.
Un livres sur les livres! Il n’en faut pas plus pour me tenter. Ce roman est fantasque et fantastique. Quel puissant pouvoir que celui des livres, pas seulement en temps de crise personnelle, mais tout le temps. Ce roman plein de vérités et de bon sens apporte de belles réflexions sur la lecture et les lecteurs. Quelle est l’histoire idéale? Comment la trouver? Comment écrire sa propre vie?…
C’est un roman qui donne envie de lire et de découvrir des merveilles dans les caractères d’imprimerie. C’est un roman qu’on a envie de relire et même d’en apprendre des passages! Chaque lecteur est unique, car il apporte et confronte sa propre histoire au roman qu’il tient entre ses mains. Bien lire, c’est bien vivre!
Un roman qui se dévore tout seul, un vrai petit régal.
On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là.
Fantasia
Mirontaine
Livres comme l’air
Un lecteur princeps n’est pas forcément celui qui lit le plus de livres mais celui qui y trouve le plus de choses.P73Certains snobs dédaignent le poulet rôti et croient qu’il est plus élégant de manger des cuisses de grenouille à la saveur du poulet. Les Français sont bizarres, mon cher neveu, mais il faut les comprendre : ils ont écrit les Droits de l’Homme, parmi lesquels figure celui d’être zinzin.P176[Le livre sauvage] ne veut pas être lu par n’importe qui et il n’est donc pas pressé. Il préfère attendre que quelqu’un qui en vaille la peine arrive.P267
L’auteur retrace le parcours de son rapport à la lecture, de l’enfant qui n’aimait pas lire à l’homme devenu écrivain. Le jeune Mikaël est timide, en surpoids et souffre d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de son frère. Élève moyen, il se met subitement à sécher les cours, ne trouvant pas à l’école ce qu’il cherche vraiment. Il doit trouver un sens à sa vie, une ambition, un projet.
La Reine d’Angleterre vient de se découvrir tout à fait par hasard une nouvelle passion : la lecture. Aucun danger, me direz-vous, et pourtant, peu à peu, la Reine en vient à négliger ses offices et ses sujets, à prêter des livres au Premier Ministre. Le gouvernement fait face à une situation de crise…
Le petit village mexicain d’Icamole subit une rude sécheresse. Remigio inspecte son puits en quête d’un peu d’eau, mais au fond, il trouve une enfant morte. Elle a été portée disparue la veille dans la ville voisine de Villa de Garcia. Remigio demande conseil à son père, Lucio, le bibliothécaire. Ce dernier cherche des issues à cette situation dans la littérature.
Suzanne entre en sixième et commence donc son apprentissage de la langue anglaise. Conscients de l’importance de cette nouvelle matière, ses parents lui trouvent un “répétiteur” en la personne d’un jeune étudiant anglais. Quelques jours plus tard, Tim vient chercher Suzanne au collège. C’est le début d’une douce amitié au goût d’amande.