« C’est pour toi que le rôdeur vient » Adrienne Maria Vrettos

C’est pour toi que le rôdeur vient
Adrienne Maria Vrettos,
Thierry Magnier, « Thriller », Paris, 2009.

 

Dylan fait partie d’une bande d’amis très soudés. Alors qu’ils n’étaient qu’en maternelle, ils ont perdu un de leur camarades de classe dans un terrible meutre. On dit que le « Rôdeur » est de retour à Pine Moutain. Dylan, bien qu’elle n’en ai rien  dit à ses amis, a des visions soudaines où elle aperçoit des enfants morts depuis ce meurtre à la maternelle.

C’est en essayant de varier les registres que j’ai choisi ce roman. Avec un titre et une couverture très prometteurs, je pensais que je ne serais pas déçue, et que j’allais bien avoir quelques frissons.

C’est bien connu, ce sont toujours dans les tout petits villages où tout le monde se connaît depuis des années qu’arrivent les pires horreurs de l’humanité. C’est bien pour cela qu’il faut toujours se préserver des inconnus, tout ce qui vient de l’extérieur est un danger. A Pine Mountain (récemment renommée Paradise Mountain pour des raisons touristiques), c’est un peu l’ambiance qui règne, surtout depuis le meurtre d’un petit garçon il y a onze ans. La description de cette petite ville montagnarde colle parfaitement aux canons du genre et bâtit un décor propice aux actes les plus lugubres et cruellement humains.

L’intrigue qu’on nous présente ici est assez simple, mais prend de l’étendue par le récit des souvenirs de Dylan, narratrice à la première personne, et de ses amis qui n’oublient jamais. Chaque petit souvenir s’assemble pour construire une légende macabre livrée par petits bouts au lecteur. Reconstitution grâce aux visions de Dylan et à ses cauchemars également. Le thriller s’étend dans sa pure dimension psychologique. La tension est latente tout au long du roman, pour finalement déclencher un coup d’adrénaline dans les soixante-dix dernières pages.

Malheureusement pour moi, ce roman n’était pas du tout semblable à mes attentes. Attentes créées par la couverture, le titre et le résumé de quatrième de couverture, qui résume – il faut le dire – les deux cent premières pages. Voici un peu le résumé de mon mécanisme psychique : « pour toi »> met tout de suite le lecteur dans l’histoire, brrrrr ; « rôdeur »> traque/suspense/horreur/une héroïne qui échappe à la mort une quinzaine de fois (bon peut-être pas une quinzaine…).

Pourtant, j’ai été très surprise par la lenteur du roman. J’ai eu du mal à le terminer, et cela pour plusieurs raisons. On entraîne le lecteur dans le quotidien d’une lycéenne qui a des visions cauchemardesques, certes, mais il n’y a que très peu d’éléments qui nous donnent des indices sur l’affaire. Ensuite, – et je ne pense pas être un génie – j’ai deviné l’identité du meurtrier à la première allusion qu’on en fait. C’est sans doute la chose qui m’a le plus déçue! J’adore être surprise par le dénouement d’un roman, mais ce ne fut pas le cas. Enfin, la conclusion (je dis bien la conclusion en elle-même et non le dénouement) m’a paru étrange par son caractère larmoyant.

 

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là…
Clarabel
Loula
Culturofil

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