« The Autobiography of a Mitroll » Bouzard

The Autobiography of a Mitroll
Volume 1 : Mum is Dead
Guillaume Bouzard
Philippe Ory (couleurs)
Dargaud, « Poisson Pilote », 2008

 

A la mort de sa mère, Guillaume découvre que son père est un troll. Après analyses scientiques artisanales et réflexions métaphysiques, il se décide à partir à la recherche de son père accompagné par son chien Flopi, râleur et chaud-lapin. Ils partent ensemble à pied pour la Bretagne.

Un agréable petit bout de BD que celui-ci, et pour moi, la découverte d’un auteur que je ne connaissais pas. Auparavant publiée chez Requins Marteaux sous forme de sketches intimes, Bouzard reprend le tout pour sortir une série complète dont voici le premier tome.
Commençons par le commencement. Ne vous fiez pas aux apparences. Derrière cette façade de bande-dessinée sérieuse se cache en réalité un grand délire assez humoristique. Le lecteur s’en doute bien, malgré l’avertissement des premières pages : « Dans cet album, mon propos n’est pas de faire rire. Dans les pages qui suivent, je vais perdre ma mère. Avouez que ça plombe un peu… » C’est vrai, ce n’est pas l’ambiance la plus fun qui soit. Mais la révélation maternelle qui suit allège considérablement la mise. Bouzard semble s’amuser à naviguer entre l’humour et la gravité, chose qu’il maîtrise assez. Je regrette simplement que cela ne soit pas plus accentué. En effet, à part quelques passages vraiment drôles, cette oscillation entre deux tons contraires pousse à leur annulation mutuelle, et donc à une certaine monotonie. Cependant, cela paraît logique : dans cet album, on est à la limite entre rêve et réalité, fiction et autobiographie, humour et tristesse… tout cela se lie dans une grande quête identitaire et pas héroïque pour un sou!
Côté pinceau, la première chose qui m’a frappée est ce trait, ce trait fin, ces rayures frénétiques autour des yeux, mais à quoi cela me fait-il penser?… Ah, oui, à Larcenet. Et c’est bien ça le problème majeur de cette BD… à chaque page, j’ai eu l’impression de lire du Larcenet, mais en moins torturé. Ce chien qui parle et qui râle sans arrêt m’a rappelé Une aventure rocambolesque de Sigmund Freud (et la couverture aussi d’ailleurs). Après quelques recherches Internet, j’ai été assez étonnée que personne ne relève la ressemblance… Je suis même allée jusqu’à ouvrir un de mes albums de Larcenet… Si, si, c’est bien ça. Bref… Une lecture qui reste quand même très agréable.

 

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là!
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