« Une vague d’amour sur un lac d’amitié » Marie Desplechin

Une vague d’amour sur un lac d’amitié
Marie Desplechin
Ecole des Loisirs, coll. « Maximax », Paris, 1995.

 

Suzanne entre en sixième et commence donc son apprentissage de la langue anglaise. Conscients de l’importance de cette nouvelle matière, ses parents lui trouvent un « répétiteur » en la personne d’un jeune étudiant anglais. Quelques jours plus tard, Tim vient chercher Suzanne au collège. C’est le début d’une douce amitié au goût d’amande.

Voici un de mes romans favoris. Sans exagération, j’ai dû le relire au moins une vingtaine de fois.

Que dire? Sinon que tout est parfait. Les personnages de Marie Desplechin sont attachants, drôles et souvent pleins d’auto-dérision. Je dois admettre que je me suis rapidement identifiée à Suzanne quand j’étais plus jeune… Ma passion pour la langue anglaise au collège n’a pas démenti cette proximité romanesque! Tim est le prototype de l’anglais qu’on aimerait rencontrer : un peu décalé, un peu idiot parfois, mais adorable (ah les fautes de français!). Cette histoire est pleine de douceur et d’humour, et apporte un réel plaisir de lecture.

Ce livre est un coup de coeur. Un de ces coups de coeur qui ne se fanent jamais. Il a la saveur de la fidélité, un livre comme j’en rêve souvent. J’avais 10 ans quand j’ai lu ce roman pour la première fois, et je n’ai pas cessé de le relire, encore aujourd’hui. Qu’on m’enterre avec, haha!
(Désolée donc si je n’ai pas réussi à en faire une réelle analyse, je m’y refuse absolument)

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là!
Biais d’humeur
Livres de Malice
Otium

********

– Qui est ce criminel  qui est sorti avec toi de l’école? demandait Tim
– Le grand monsieur avec les lunettes et un blouson vert?
– Voui, celui-là.
– C’est monsieur Lacquet, mon professeur de mathématiques.
– Il n’est pas un professeur, disait Tim en fronçant le visage. Il est un dangereux assassin. Je crois que tu dois arrêter la mathématique. Je vais le notifier à ce bon policeman qui garde la rue.
Il se dirigeait alors vers l’agent de circulation en hurlant :
– Sir! Sir…
Je le suivais en riant.
– Non, Tim, non, tu vas avoir des ennuis.
Alertés par les cris, le policier tournait la tête vers nous et Tim se précipitait sur lui pour lui demander :
– Avez-vous la gentillesse de m’indiquer une boulangerie je vous supplie?

P 38-39

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s