« La fille aux esprits » Laura Amy Schlitz

La fille aux esprits
Laura Amy Schlitz
Casterman, 2009

 

Nous sommes en 1909, Maud a 11 ans et un caractère rebelle. La misère de l’orphelinat fait partie de son quotidien, jusqu’au jour où deux femmes âgées, les soeurs Hawthorne, décident de l’adopter. Ivre de joie, elle décide de faire des efforts et d’obéir à tout ce que ses bienfaitrices lui demandent. Ces dernières lui annoncent qu’elle prendra part à des séances de spiritisme factices.

C’est souvent lorsque je me lance dans un roman sans à-priori que j’ai de très bonnes surprises. Ce fut le cas une fois de plus en ce qui concerne ce roman, d’une auteure que je ne connaissais absolument pas.

Maud fait partie de ces héros orphelins qui ponctuent les romans jeunesse les plus connus : David Copperfield, Tom Sawyer,… L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, au bord de la mer. La jeune Maud envisage d’abord sa participation aux séances de spiritisme comme un numéro d’actrice : elle manie les ficelles cachées, elle agit et vit dans l’ombre (car ses tutrices lui interdisent de se montrer à l’extérieur de la maison). Mais c’est une enfant qui conserve un fort sens critique malgré sa résolution de plaire à sa famille adoptive. Très vite, elle étouffe à rester enfermée dans la maison, et ne supporte plus de voir les clients éclater en sanglots devant ce qu’ils pensent être la manifestation des êtres chers perdus à jamais.

Laura Amy Schlitz réussit grâce à un style très juste à installer et soutenir une tension presque palpable tout au long du récit. D’après le titre, on pouvait s’attendre à d’authentiques scènes paranormales – ce qui me stressait beaucoup, une vieille réminiscence de mon enfantine peur des fantômes. Mais ce qui est offert au lecteur est bien mieux : des scènes émouvantes, révoltantes, une intrigue psychologique très creusée. On s’attache –  ou le contraire! – très rapidement aux personnages, chacun ayant des traits de caractère très appuyés. Une manipulatrice, une femme passive, une mère éplorée, une servante maltraitée… et tout ça sans manichéisme.

Que dire, à part répéter que ce roman se rapproche des meilleurs classiques pour la jeunesse. Ce roman est comme une baignade en mer : on y met d’abord un pied timidement, puis c’est l’immertion, et finalement, on n’a plus envie de sortir!

On aime, on n’aime pas? Allez donc faire un tour par là…
Otium
Lael
Loula
Un article de Axolot sur une supercherie autour du spiritisme

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