« L’invention d’Hugo Cabret » Brian Selznick

L’invention d’Hugo Cabret
Brian Selznick
Bayard jeunesse, 2008

 

Paris, 1930. Le jeune Hugo Cabret vit dans la gare Montparnasse, il en connaît tous les passages cachés, car il remonte toutes les horloges de la gare. Son père est mort en laissant derrière lui un étrange automate retrouvé dans le grenier d’un musée qu’il essayait de rénover. En poursuivant cette restauration, Hugo va rencontrer le vendeur de jouets de la gare, un vieil homme qui a étouffé ses rêves.

Je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu laisser dormir ce livre si longtemps sur mon étagère. C’est un vrai bijou, de l’émerveillement pur.

L’histoire d’Hugo est celle d’un destin qui s’accomplit et de rêves qui se réalisent. Hugo est très doué pour réparer toutes sortes de mécanismes grâce à ce que lui a appris son père qui était horloger. L’automate qu’il répare est entouré d’un mystère presque religieux. Pour l’actionner, Hugo a besoin de l’aide de son amie Isabelle, la fille de vendeur de jouets. Elle fait le lien entre Hugo et le vieil homme dépourvu de ses rêves. Grâce à l’aide des enfants, il va trouver un nouvel essor, et aider Hugo à réaliser son propre rêve.

Le grand intérêt du roman réside dans les illustrations. Ouvrez-le, et feuilletez les premières pages : vous êtes au cinéma! Vous regardez un film muet en noir et blanc. Les dessins sont d’une finesse et d’une précision ahurissantes. Ce serait facilement de faire un roman illustré sans intrigue intéressante, ou avec des dessins faibles. Mais tout est parfait. L’histoire emporte les lecteurs de tous âges (c’est véridique, je l’ai fait lire à ma maman!), simple mais bien construite, elle nous fait faire un voyage dans le temps, dans ce Paris de l’entre deux guerres.

L’auteur a également ponctué son roman de photos diverses : des extraits de films de Harold Lloyd, et également de Georges Méliès qui trône majestueusement au-dessus de ce roman féérique. Ces photos « réelles » si je puis dire, participent à une immersion complète dans le roman. On quitte le roman jeunesse, on quitte toutes les catégories. On découvre quelque chose de vécu, et que ce soit une fiction ou non, cela n’a aucune importance. On y croit, et on se perd dans l’admiration de ces illustrations monochromes qui savent s’animer d’elles-mêmes. Les personnages sortent des pages!

C’est un coup de coeur absolu que je conseille à tout le monde. Amateur de cinéma, de littérature jeunesse, de contes, d’art pictural, rêveurs en tout genres, vous y trouverez votre bonheur.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là!
Lecture jeunesse 83
Chez Claire
Le terrier de Chiffonnette

 

Sortie du film le 14 décembre 2011 🙂

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