« Uglies » Scott Westerfeld

Uglies
Scott Westerfeld
Pocket Jeunesse, 2007

 

Tally approche de son seizième anniversaire. Son meilleur ami Peris vient de la quitter pour aller subir l’opération qui transforme tous les adolescents en des êtres physiquement parfaits. Durant les quelques mois précédant son anniversaire, elle se fait une nouvelle amie, Shay, qui lui expose un point de vue légèrement différent. Et si elles n’étaient pas aussi « moches » qu’on veut leur faire croire? Et si on pouvait se passer de l’opération et vivre librement? Et si elles fuyaient toutes les deux pour vivre la vie qu’elles choisiront?

Après avoir lu Midnighters, tout le monde m’a conseillé de lire l’autre série de Scott Westerfeld, Uglies. Je tiens ma promesse, j’ai lu le premier tome…

Il s’agit d’un très bon roman d’anticipation. Dans un futur assez lointain, toute la société est quadrillée, et les adolescents pensent tous qu’ils sont laids. Ils ont tous des surnoms qui se rapportent à leur plus gros défaut physique. Tally, qui souffre de strabisme, est surnommée Bigleuse par exemple. Elevés dans cette pensée, ils attendent tous l’opération de leur 16 ans comme une réelle rédemption. Après cetteopération, ils sont transférés à New Pretty Town, et peuvent faire la fête toute la nuit… En voilà assez pour planter un décor très préoccupant.

Le lecteur est plongé sans trop d’explications dans ce monde étouffant et réglé comme du papier à musique. Tally est une adolescente comme les autres. Elle attend l’opération, s’imagine quand elle sera belle, et en attendant, elle terrorise les nouveaux arrivants dans le dortoir de son école et fait le plus de bêtises que possible, situations qui nous permettent de nous familiariser avec des objets fictifs utiles dans la seconde partie du roman. De prime abord, ce n’est pas réellement un personnage intéressant, mais c’est la confrontation avec Shay, qui offre une grande ouverture d’esprit, qui enclenche l’intrigue.

Et quelle intrigue… C’est une histoire très riche. On sent, à la fin de ce premier tome, que toutes les clés ne nous sont pas données. L’auteur apporte juste ce qu’il faut de détails pour comprendre les actions qui ont lieu. La société hypothétique qui nous est décrite est absolument effrayante, surtout quand on en découvre les rouages cachés. La civilisation des Rouillés (c’est-à-dire la nôtre) est vivement critiquée, spécialement en ce qui concerne sa relation avec la nature…

Malgré tout, je dois dire que j’ai préféré Midnighters! (Aïe, je vais me faire taper dessus!) Il est vrai que l’intrigue ici est plus compliquée et qu’elle a une toute autre portée métaphorique, mais je trouve que le roman a quelques longueurs. Peut-être parce que c’est le premier tome? En tout cas, le livre m’est un peu tombé des mains, surtout dans la seconde moitié. Ces longues escapades en planche mériteraient d’être un peu raccourcies. Bref, c’est un très bon roman de science-fiction qui mérite tout de même la réputation qu’on lui fait.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là!
Lirado
Lunazione
Cafard cosmique

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