« Une belle histoire d’amour qui finit bien » Xavier Deutsch

Une belle histoire d’amour qui finit bien
Xavier Deutsch

Éditions Robert Laffont, 2010

 

Dans la vie, j'ai horreur des situations embarrassantes.

 

Paul, Achille et Zoé sont des amis d’enfance. Paul rappelle à sa mémoire des événements datant d’il y a quatorze ans. À l’époque, Zoé est mariée avec un pervers manipulateur et Paul est sous l’emprise d’une mystérieuse princesse. Les trois amis finissent par se lancer dans une troublante manigance pour dénouer toutes ces situations gênantes.

 

Le titre de ce roman aurait pu être totalement ironique. C’est ce dont j’ai eu peur quand je me suis plongée dans ces pages. Mais que nenni! Il tient ses promesses à merveilles, même si avant, il faut soutenir quelques épreuves.

Toute l’intrigue de ce roman est bâtie autour du jeu de la séduction exercé par le fantasme sur la réalité. Une brèche est constamment laissée ouverte et laisse l’imaginaire empiéter sur la vie quotidienne. C’est une parenthèse claire qui est souvent très inquiétante et parfois surréelle. Elle amène ce roman au-delà d’une simple histoire d’amour compliquée. C’est bien plus que cela, réalité, fiction, fantasme, tout se mélange et les repères sont brouillés.

Pour arriver à la jolie fin heureuse, il faut bien traverser quelques buissons d’orties. En effet, ce roman regorge de situations qui se révèlent très souvent insolvables dans la vraie vie. Le mari de Zoé est un pervers manipulateur, un homme qui la harcèle, la coupe du monde extérieur et de tout ses amis, et la fait culpabiliser grâce à des raisonnements alambiqués et faux. Paul se fait lui aussi manipulé sans trop s’en rendre compte. Les relations de couple sont définies alors par la domination, le pouvoir et une cruauté machiavélique. Bien heureusement, le lecteur est rassuré… Et c’est le retournement classique de l’arroseur arrosé.

Xavier Deutsch tire bien les ficelles de son intrigue et maîtrise très bien son récit. Le seul bémol serait une certaine difficulté à entrer réellement dans le roman. Paul, le narrateur, commence par faire de longues digressions qui donnent l’impression de caler. Je ne regrette pas du tout d’avoir continué ce roman et d’avoir découvert cet auteur par la même occasion. Mais je dois avouer que, ayant lu ce roman en octobre, j’ai bien failli complètement oublier de quoi il s’agissait…

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