« Celui qui n’aimait pas lire » Mikaël Ollivier

Celui qui n’aimait pas lire
Mikaël Ollivier

Éditions de la Martinière, « Confessions », 2004

 

Parfois, je me dis que l'on devrait interdire 
les livres aux jeunes pour les faire lire.

 

L’auteur retrace le parcours de son rapport à la lecture, de l’enfant qui n’aimait pas lire à l’homme devenu écrivain. Le jeune Mikaël est timide, en surpoids et souffre d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de son frère. Élève moyen, il se met subitement à sécher les cours, ne trouvant pas à l’école ce qu’il cherche vraiment. Il doit trouver un sens à sa vie, une ambition, un projet.

 

Encore un volume de la collection « Confessions ». Je vous aurais prévenus, j’en ai lu plein. Et je continue. Que voulez-vous, c’est ma manière de faire de la publicité…

Ici, nous partons d’un constat de base plutôt encourageant : je n’aimais pas lire et aujourd’hui j’écris, et je suis un grand lecteur. Comme quoi, tout est possible. L’auteur décrit son cheminement vers la lecture, bien moins aisé qu’aujourd’hui, où la littérature jeunesse est largement développée. À son époque (pas si éloignée), il fallait forcément commencer par des classiques un peu rébarbatifs, généralement étudiés à l’école.

Ah, l’école! Ce n’est pas vraiment le meilleur endroit pour apprendre à aimer les livres. L’auteur donne de nombreux exemples vécus de séances de torture en classe (analyse de texte, récitation…) qui ne présentent jamais les oeuvres littéraires pour ce qu’elles sont : de beaux objets de plaisir à savourer. De ce côté-là, je ne peux qu’abonder dans son sens. On reconnaît les vrais professeurs pédagogues car ils savent faire aimer les oeuvres imposées, ou qui sortent des sentiers battus. Je me souviens d’une prof de français de collège qui avait fait lire à ma classe Les Dix petits nègres d’Agatha Christie. C’était la première fois de ma vie où j’ai vu des élèves finir le livre avant la date prévue, et en parler avec une excitation enflammée (« Moi, je sais c’est qui le tueur! » – « Ah non, dis rien, j’ai pas encore tout fini! »).

Le thème du rôle de la lecture dans le développement personnel est donc bien développé et, appliqué à une expérience personnelle, il prend tout son sens. Le jeune Mikaël trouve dans les romans (et les films) des réponses aux situations de la vie quotidiennes qu’il ne comprend pas. Naît alors le désir de raconter la vie comme il aimerait qu’elle soit, de transformer les mauvais moments en bons.

Voilà donc un excellent roman sur la lecture, car il donne envie d’aller plus loin et de plonger le nez dans toutes les oeuvres citées tout au long de l’ouvrage. Mikaël Ollivier fait, comme Christian Grenier, preuve d’une belle honnêteté et ce récit authentique devrait conquérir tous les jeunes (et vieux!) lecteurs.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Bulles et bidouilles
Pause lecture

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