« Tamara Drewe » Posy Simmonds

Tamara Drewe
Posy Simmonds

Trad. de l’anglais par Lili Sztajn
Éditions Denoël Graphic, 2008

 

Je tombe amoureux de Tamara comme tout le monde. 
C'est comme si elle nous cueillait un à un.

 

Nous sommes dans le petit village de Ewedown en Angleterre. Stonefield est une retraite pour écrivains, où un calme industrieux est assuré pour des conditions d’écriture optimum. L’endroit est géré par Beth, la femme de Nicholas Hardiman, fameux auteur de polars. Tamara, une jeune femme originaire du village devenue journaliste à Londres, revient habiter dans la maison de sa mère décédée. Son retour sème le trouble parmi tous les habitants…

Ce roman graphique a été très apprécié par les lecteurs et la critique à l’époque de sa sortie en 2008. À l’époque, je n’avais pas eu le temps ni l’envie de le lire. Mais le film m’a motivée pour plonger dans cette lecture qui ne m’a pas déçue du tout.

Cet ouvrage cumule en effet tous les points positifs. L’histoire est très bien ficelée. J’ai appris qu’elle était inspirée du roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (que je n’ai pas lu). L’arrivée de Tamara ricoche de manière différente sur tous les personnages, comme dans tout bon huis-clos campagnard. Cette ambiance à double-tranchant de la campagne est d’ailleurs très bien représentée : de grands espaces, des paysages reposants et calmes qui devraient favoriser l’écriture et la concentration mais des auteurs qui se laissent distraire par le moindre événement et qui sont souvent sujets à la paresse.

Posy Simmonds dessine avec un trait fin des personnages tous très typés (et très ressemblants dans le film). Quelques uns prennent la parole et bénéficient d’une typographique différente, ce qui permet de suivre aisément la narration. L’usage subtil des couleurs permet d’influer subrepticement sur le ton et l’atmosphère générale.

Bref, c’est une vraie réussite. L’adaptation au cinéma par Stephen Frears (celui des « Liaisons Dangereuses ») réécrit la fin de l’histoire et caricature certains personnages pour accentuer le côté humoristique de l’oeuvre. Ceux qui prônent une totale fidélité au texte seront peut-être déçus, mais j’ai de mon côté trouvé que le réalisateur s’était bien réapproprié l’histoire, de manière intelligente et fine.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Le génépi et l’argousier
Yspaddaden
Antigone

 

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