« Kiss » Jacqueline Wilson

Kiss
Jacqueline Wilson

Trad. de l’anglais Alice Marchand
Gallimard Jeunesse, « Scripto », 2009

On se voit ce soir à la Cabane de Verre?

Carl et Emily ont 13 ans. Ils ont été voisins et amis inséparables toute leur vie. Cette année, ils sont dans des collèges différents et rencontrent chacun de leur côté deux personnes aux forts caractères. Emily est repérée par Miranda, une jeune fille très controversée et Carl s’attache à Paul, joueur de foot dans l’équipe de son collège.

Attention, spoiler, je suis obligée de parler dès le début du thème principal du roman (dissimulé par la quatrième de couverture) mais cela ne gâche pas vraiment la lecture. Jacqueline Wilson s’attaque ici précisément au sujet de l’homosexualité chez les adolescents, et plus largement la découverte des relations amoureuses, domaine de spécialité de cette auteure bien connue.

Je commence par un regret : je trouve que les personnages manquent légèrement de crédibilité. Emily est amoureuse de son ami Carl, désespérément intouchable. Jeune fille plutôt naïve, elle s’entiche d’une amie très extravertie, qui passe son temps à flirter. Carl, quant à lui, poursuit ce jeune footballeur poseur et frimeur. Les contraires s’attireraient-ils? En tout cas, le cliché n’est malheureusement pas loin. Cependant, ces personnages mettent en valeur des situations courantes dans une vie d’ado… Premières soirées, premiers baisers, premières cuites, etc. Les personnages adultes quant à eux se montrent très présents et représentent sans doute une sorte d’idéal.

J’allais également râler sur la longueur (et ces répétitions très étonnantes qui donnent clairement l’impression de piétiner)… Mais elle peut se justifier. Doucement, on appréhende Carl afin que l’annonce de son homosexualité à la fin ne soit pas une surprise mais quelque chose de tout à fait naturel, quelque chose qu’on saurait instinctivement. En gros, le lecteur ne doit pas être choqué. Dans le cercle familial, on met cela sur le compte d’une passade. Aïe, là aussi j’ai trouvé la chose maladroite. L’homosexualité passerait aussi vite que l’acnée? Mais après la lecture de cet article de Jacqueline Wilson dans le journal The Guardian, j’ai compris que c’était sans doute un moyen de relativiser la chose et surtout de dire qu’il y a tout le temps pour ça.

Mais bon, un gros bémol quand même…On affleure le sujet plus qu’autre chose et on reste dans la superficialité d’une littérature amoureuse qui essaie d’aborder un sujet sérieux sans y parvenir réellement.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Altersexualité
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