« La fille de mes rêves » Christophe Lambert

La fille de mes rêves
Christophe Lambert

Sam VanSteen
Syros, « Soon », 2011

 

Morel se réveille, le visage en sang, des coupures partout. 
Il a le temps de voir le ciel nocturne, 
la lune aux trois quart pleine et la ville endormie, 
sous lui, avec ses petites lumières, un océan de lumières.
Puis c'est la chute vers le trottoir, dix étages plus bas.

 

Nous sommes en France, dans un futur relativement proche. Kamel fantasme sur sa nouvelle professeur de français et aimerait bien la séduire. Pour cela, il passe par RealDream, un espace virtuel où toutes les rencontres sont possibles pendant le sommeil. Mais cet espace n’est pas entièrement sécurisé : un bug vient d’apparaître et provoque des morts violentes. Kamel est entraîné malgré lui dans une aventure mêlant lutte de pouvoir, meurtres et poursuites effrénées.

 

A mi-chemin entre Matrix et Inception, ce roman pourrait tout à fait se prêter au jeu de l’adaptation cinématographique.

Relativement proche du nôtre, l’univers est très facile à intégrer. La vie ne change pas dans l’essentiel : crise financière, pouvoir des entreprises multinationales, une société qui pousse à la surconsommation. Exit les « Jean Monnet » et « Henri IV » pour nommer les lycées ; maintenant, « Bouygues » et « Dassault » sont les nouveaux héros. La population déprimée et fatiguée ne demande qu’à s’échapper d’un quotidien morne et décevant. Pour cela, on leur propose RealDream. Ce système peut se connecter à l’onde produite par les rêves et créer un réseau social de rencontres. Bien sûr, Big Brother épie pour améliorer toujours son produit et accroître la dépendance des clients. Mais le virtuel engendre des dérives dangereuses. Toutes les innovations technologiques que l’on croise dans le roman n’offrent qu’un faux confort de vie. Ils sont des gadgets pour endormir les gens.

L’intrigue est vraiment bien ficelée, l’action est trépidante. Les auteurs naviguent en simultanée sur plusieurs genres : science-fiction, enquête policière, thriller. C’est plein de tension, on stresse, on est outrés, bref on ne peut pas rester sans réaction. C’est une vraie réussite. C’est évidemment un roman destiné aux adolescents, mais pas seulement. L’aller-retour entre les différents personnages, notamment Kamel et les inspecteurs Manckievitz, assure une diversité autant dans le style que dans l’intrigue. Bien sûr, le principal dans tout ça est de réaliser que ce « futur » n’est pas si éloigné du nôtre. La réalité n’est pas loin.

J’en veux encore!

On aime, on n’aime pas, allez donc voir par là
Lectures de Kik
Yozone
S’il était encore une fois

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