« La vie de Bouddha » Osamu Tezuka

La vie de Bouddha
(8 volumes)

Osamu Tezuka
Éditions Tonkam, 2004 à 2006

Ce brasier... Vous tous réunis ici, regardez tous ce brasier.
Tout se consume !

Le jeune Siddartha est l’héritier du Kosala. Mais il est appelé par les circonstances et une force intérieure à quitter les richesses de ce monde pour errer sur les routes, subir des austérités et finalement développer sa propre pensée. Le bonheur se trouve dans l’entraide. Il se voyage afin de diffuser son enseignement et sa sagesse, et rencontre des esprits parfois réticents.

Je n’aurais pas pu faire une catégorie « Mangas » sans faire au moins un article sur le génie qu’est Osamu Tezuka. Il est le maître du manga, le grand sensei. Chaque lecteur sait de quoi je parle et a au moins lu ne serait-ce qu’un tome de son oeuvre foisonnante : Astro Boy, Histoires pour tous… Sans compter toutes les adaptations d’histoires déjà connues comme Pinocchio, Don Dracula, Metropolis… C’est sur la série La vie de Bouddha que je m’arrête. Parce que je n’y connaissais absolument rien à la vie de Bouddha, parce que ça m’intéressait et que je voyais que j’avais de sacrés manques en lisant Les vacances de Jésus et Bouddha (dont la critique va vite arriver). Maintenant, je comprends les références, c’est quand même mieux pour apprécier le manga.

Cette série montre bien pourquoi l’auteur a été sacré Dieu du manga chez nos amis japonais. La vie d’une divinité, c’est difficile à raconter. Je n’ai jamais lu d’adaptation du Nouveau Testament par exemple (mais il en existe peut-être) mais ce que je sais, c’est que l’exercice serait difficile. Ici, Tezuka réussit, mais en plus il réussit à conjuguer parfaitement plusieurs tons contradictoires. L’humour et la solennité, le sérieux et les anachronismes, l’anecdotique et le spectaculaire… Tezuka transforme une hagiographie potentiellement ennuyeuse en une histoire drôle, pédagogique et à portée universelle.

Et bien dessinée. Tezuka a un trait reconnaissable parmi tous, une patte inimitable. Je me souviens de mes premières lectures de Tezuka et j’avais l’impression que le dessin était daté. Maintenant, je l’apprécie à sa juste valeur. Un dessin sur lequel beaucoup prennent exemple, mais qu’on ne retrouve nulle part, une pure maîtrise de la mise en page et du scénario. La physionomie du personnage de Bouddha évolue en même temps que sa sagesse (ce qui est montré très clairement sur les couvertures Tonkam) et devient de plus en plus rassurante. Avec ce manga, non seulement on gagne en culture religieuse, mais Tezuka nous fait approcher du sentiment « zen » de la religion bouddhiste.

Un coup de maître.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là…
Espace from Marseille
Hachiju
Wakanim

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