« Une sacrée mamie » Yoshichi Shimada

Une sacrée mamie
(10 volumes, série en cours)

Yoshichi Shimada
Saburo Ishiwara (ill.)
Éditions Delcourt, « Ginkgo Akata », 2009 à 2011

À trois ans, le coeur, à six ans les bonnes manières.

Japon, années 50. Akihiro Tokunaga est un petit garçon qui doit quitter Hiroshima et la maison de sa mère car celle-ci n’a pas assez d’argent pour le faire vivre. Elle l’envoie à Saga, dans la campagne, vivre avec sa grand-mère Osano, une femme très pauvre elle ausi. Mais grâce à sa persévérance, ses préceptes moraux à toute épreuve et quelques petits trucs pour économiser, elle réussit à élever le garçon. Akihiro apprend près d’elle des leçons de vie basées sur la solidarité, le courage et la bonne humeur.

Je vais me répéter mais voilà encore une série dont il ne faut pas se priver. La première chose que j’ai fait avec? La faire lire à ma mère qui n’avait jamais touché à un manga (avec un petit mode d’emploi concernant l’ordre des cases…). Adaptée à tous les publics, lecteurs de mangas et novices, cette série est encore un rayon de soleil dans les moments de lecture.

Le manga est adapté d’un roman autobiographique, Gabaï, ma sacrée mamie de Saga, publié par Saburo Ishiwara. Cette baashan force en effet le respect. La tête haute devant toutes les épreuves, elle éduque le petit Akihiro qui arrive chez elle. Petit enfant capricieux, vorace et agité, il comprend à force d’expériences vécue au quotidien, à vivre très bien avec le tout petit pécul de sa grand-mère grâce aux principes qu’elle lui apprend, toujours basés sur des événements vécus. Ludique et pédagogique, c’est la meilleur guide de vie qu’on puisse trouver! Modeste, économe et sérieuse, elle n’accepte jamais un don mais lui préfère les échanges.

Akihiro va a l’école avec Nanri, un enfant de paysan qui lui aussi a la vie dure. Tous les deux éduqués dans le respect de la famille, la solidarité et l’amitié. Oui, dit comme ça, ça a l’air très moralisateur, mais en fait ça ne l’est pas tant que ça. Les jeux des gamins sont des jeux de gamins. Bébêtes, frais, stupides, rigolos tout simplement, ils apportent plein d’humour à la série. Facilement impressionés par la moindre histoire de fantôme, ils sont souvent piégés dans des situations cocasses qui se dénouent grâce aux adultes, tout aussi amusés. J’ajoute que le style graphique est abordable par des non-lecteurs de mangas, généralement effrayés par le style Dragon Ball Z. Ici, on évolue dans une campagne bucolique, dans des maisons japonaises typiques… Un vrai délice avec une toute petite touche de mélancolie.

C’est beau, c’est tendre, c’est touchant (je me suis déjà vue verser quelques larmes parfois!), c’est terriblement drôle et rempli de beaux idéaux qu’il ne faudrait pas oublier. Lisez, lisez, faites lire, partagez…

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là!
Actua BD
Télérama
Akata

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