« Sans la télé » Guillaume Guéraud

Sans la télé
Guillaume Guéraud
Editions du Rouergue, « doAdo », 2010

Et je vois des images gigantesques. 
Je vois une ville en flamme 
et je vois des rats en cage.

Dans sa jeunesse, Guillaume n’avait pas la télé chez lui, contrairement à tous ses copains. Mais il avait sans doute mieux : une mère qui l’emmenait au cinéma. L’auteur explique comment le 7ème art a ainsi pris une place centrale dans sa vie, dans ses mécanismes d’écriture et dans son passage à l’âge adulte.

Lire c’est voir et voir c’est lire. En tout cas, chez Guillaume Guéraud, on peut dire que ça fonctionne comme ça. Grâce à ce très bon récit autobiographique, il montre l’influence que le cinéma a pu avoir sur lui enfant, influence qu’on retrouve aujourd’hui dans ses romans et qui éclaire beaucoup sur son écriture et ses références. Petit, il ne voyait pas forcément que des films destinés à son âge. Et tant mieux. Il comprenait au niveau où il était et gardait des messages ancrés dans sa tête pour plus tard. C’est vraiment comme ça qu’on devrait aborder le cinéma enfant, et pas en censurant, cisaillant par classe d’âge.

J’espère que les ados qui liront ce roman auront envie d’explorer les classiques du cinéma cités par Guéraud. Il réussit à faire le lien entre cinéma et littérature, et sous son regard, les scènes qui se jouent dans son quartier deviennent du cinéma. J’ai apprécié que ce roman se termine sur une ouverture malgré le regard blasé et la violence contenue de l’auteur. On espère mais on est amer.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Adolire
Blabla bibli
Clarabel

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2 réflexions sur “« Sans la télé » Guillaume Guéraud

  1. Si il est aussi bon que « Je ne mourrai pas gibier » alors c’est plein de promesses, ce roman était une bombe, à tous les sens du terme!!! Rien que d’en parler, ça me donne la chair de poule!!

    1. J’avoue humblement que je n’ai lu aucun autre Guéraud… Si, le premier chapitre de la Brigade de l’oeil a failli me faire vomir! Mais j’ai lu l’adaptation en BD de « je ne mourrai pas gibier », et elle était très frappante. Là, on comprend beaucoup ses influences et comment il a trouvé ses inspirations en tant qu’auteur.

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