« Désordre au paradis » Gabrielle Vincent

Désordre au paradis
Gabrielle Vincent
Casterman, 2008

Il a raison le petit. On vit assis.

Le petit Séraphino ne tient plus en place au Paradis. Il s’ennuie alors qu’il voudrait créer, dessiner, vivre! Il sème la pagaille dans la routine millimétrée des anges.

Voici une petite perle de Gabrielle Vincent, qu’on connaît surtout pour sa série d’albums « Ernest et Célestine » mais qui a fait plusieurs albums très limitrophes avec la bande-dessinée, et celui-ci l’est particulièrement. Le paradis est présenté comme une sorte de gouvernement où on organise pour canaliser. C’est ici que Séraphino entre en jeu. Il remet en cause les acquis et suggère que la création est essentielle pour s’échapper de la pensée unique, et devenir pleinement des individus.

On pourrait croire à une critique religieuse, mais ça ne l’est aucunement. C’est une métaphore bien trouvée et très justement menée pour exhorter à la création et surtout à se développer soi-même au maximum pour toucher à une sorte de félicité. Le Vatican aurait même demandé un exemplaire à Casterman… Je ne parle pas des dessins de Gabrielle Vincent qui sont superbes. Des esquisses libres, légères et très expressives.

Un petit bijou!

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Mange, lit, voyage
Pages d’écriture

Notez que l’adaptation au cinéma d’Ernest et Célestine a été présentée pour la Quinzaine des Réalisateurs. Mais je ne suis pas sûre que l’histoire générale ait été vraiment très respectée.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s