« Vampires, cartable et poésie » Sébastien Joanniez

Vampires, cartable et poésie
Sébastien Joanniez
Rouergue, doAdo, 2013

Bien sûr, je pourrais claquer des doigts 
et tout avoir par magie.
Mais je ne veux pas. Je ne veux pas vivre allongé.

Le narrateur vit dans une famille avec des pouvoirs magiques où ils n’ont plus besoin de lever le petit doigt et dorment toute la journée. Lui préfère la vie normale de l’extérieur.

vampirescartbleetpoesieAlors là, j’ai été complètement prise de court. Quel étrange roman et à la fois qu’est-ce qu’il est bien écrit. C’est le journal intime du narrateur, dont je n’ai pas très bien compris l’âge mais il doit être en primaire (le décalage avec le style et la maturité est un peu perturbant d’ailleurs). Il est écrit en partie en poésie et le reste ressemble plus à de la poésie en prose qu’autre chose. En vrac, des réflexions sur la vie, l’amour, la vie en famille…

Dans ce roman, je crois que l’histoire n’est pas la plus importante. Elle est à la base de la vie quotidienne : le narrateur exprime son indépendance face à sa famille comme son individualité en société. La fille qu’il aime l’accepte comme il est : un peu magicien et sa famille l’accepte aussi : moins feignant qu’eux. L’ambiance est vraiment particulière car c’est un aller-retour constant entre une maison digne de science fiction et la vie quotidienne à l’école, tout à fait réaliste. On ne sait pas si ce côté SF provient de l’imagination du narrateur ou non. Car tout passe à travers le spectre de son point de vue, de ses sentiments, distillés à la poésie. Alors on ne se demande plus trop ce qui est vrai ou non, ce n’est pas le but.

Pour pouvoir apprécier ce roman, il faut savoir lâcher prise et apprécier la musique du texte comme les images et les métaphores, les situations absurdes et cocasses, maîtriser quelques références. Mais on en sort avec un sentiment positif et exalté. Je ne sais pas trop comment je réussirai à passer ce roman aux jeunes lecteurs, mais après tout c’est le cas de tous les OVNI qui sont très souvent des perles.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Cathy Garcia
Benoît Broyart
Le blog de Sébastien Joanniez

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