« Nos étoiles contraires » John Green

Nos étoiles contraires
John Green
Trad. US Catherine Gibert
Nathan, 2013

La seule chose qui craint plus que 
de mourir d’un cancer à seize ans, 
c’est d’avoir un gosse qui meurt d’un cancer.

Hazel Grace rencontre Augustus au groupe de soutien des enfants cancéreux. Augustus est en rémission d’un cancer des os et Hazel a des métastases dans les poumons qui la forcent à respirer avec une bombonne d’oxygène. Commence leur histoire d’amour décalée.

Il est vraiment difficile de parler de ce roman si ce n’est pour dire que c’est un coup de cœur complet. Deux ados qui s’aiment alors qu’ils sont malades, cela aurait pu être pathétique, larmoyant, mélodramatique et déprimant. D’ailleurs, quand j’en ai parlé à mes collègues, elles ont toutes eu la même réaction : « Allez, dis-nous, c’est qui qui meurt? » Mais non, on n’est pas du tout dans cette veine.

nosetoilescontrairesCe ne sont pas non plus deux ados qui luttent contre leur maladie avec acharnement. Le plus beau cadeau que nous fait l’auteur c’est de ne nous imposer aucun cliché, sauf pour les retourner (ex : les Encouragements). Ce sont deux ados qui se rencontrent et qui se comprennent immédiatement. Ils ne s’embarrassent pas de superflu. Ils montrent directement qui ils sont. Hazel peut être très acide. Augustus est très léger mais aussi ironique. Malgré tout ils vivent et sont profondément humains. La maladie change leur vie, ils ne luttent pas contre elle, mais essaie de vivre sans devenir leur maladie, même si ça paraît parfois inévitable (cadeaux cancer).

Vu de l’intérieur, on se rend vite compte qu’une barrière se dresse entre eux et les gens en bonne santé, même leurs parents qui peuvent très bien s’y connaître. On les traite forcément différemment et par là on leur rappelle incessamment leur maladie. Enfin, c’est un roman sur le bonheur de vivre tout simplement. Bien sûr qu’on larmoie, bien sûr que c’est triste par moments, mais ce n’est pas la dernière impression que l’on garde. Celle que l’on garde, c’est celle d’un roman qui marque, écrit avec une justesse parfaitement incroyable et qu’on a envie de relire. Ce roman se classe dans mon top 3 des meilleurs romans de jeunesse que j’ai jamais lu.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
1001 Pages
Un livre, des livres
Mais livrez-vous

J’ai bien conscience que c’est irrationnel, mais quand on vous annonce que vous avez, disons, 20% de chances de vivre encore 5 ans, vous vous livrez à un rapide calcul et vous arrivez à la conclusion que ça fait une personne sur cinq… alors vous regardez autour de vous et vous vous dites, comme toute personne saine d’esprit : je vais gratter quatre de ces tocards.

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2 réflexions sur “« Nos étoiles contraires » John Green

  1. J’étais hésitante malgré toutes les bonnes critiques que j’avais pu lire dessus. Finalement je crois bien que je vais me laisser tenter! ^_^

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