« Quand y’a trop y’a rien » Muriel Bloch

Quand y’a trop, y’a rien
Muriel Bloch
Thierry Magnier, « Le feuilleton des incos », 2013

Elle avait du mal à y croire. 
De femme-voyou aux yeux de la loi, elle était devenue 
artiste en une seule journée ! Mais quelle journée !

quand ya trop ya rienLa mère de Lotte a le don d’entasser tout et n’importe quoi dans leur appartement, ce qui insupporte son père. Un jour, elles décident de faire le ménage ensemble, et pour dire adieu aux collections improbables de sa mère, elles les installent dehors sur un rond-point.

C’est une histoire rocambolesque que Muriel Bloch nous propose, fidèle à sa veine de conteuse hors pair. J’imagine que les enfants ont vraiment dû s’amuser à travailler avec elle. Oui, parce que – je répète pour ceux qui n’écoutent pas au fond – comme vous le savez, la collection le « Feuilleton des Incos » permet à des classes de primaire de participer à la rédaction d’un roman avec un auteur par un système d’échanges.

Comme base de l’histoire, une mère collectionneuse impulsive et effrénée et un père plutôt du côté de la philosophie du vide. C’est donc sur un grand ménage de printemps que s’ouvre ce roman, et jusque là, rien de particulièrement étonnant. C’est par la suite, quand la mère installe ses bricoles dans la rue que l’histoire devient ahurissante. C’est une vraie guerre de quartier qui se déclenche : on la critique, on fait de la résistance, on la soutient. Bref, c’est du tout et n’importe quoi, mais un n’importe quoi que Muriel Bloch a su rendre très crédible et drôle.

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est qu’on sent réellement l’intervention des enfants, leurs idées folles qui ont dû être jetées en vrac. L’auteure a su en tirer quelque chose d’ordonné et de lisible tout en gardant cette touche de fantaisie et d’humour.
Une belle réussite de la collection !

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2 réflexions sur “« Quand y’a trop y’a rien » Muriel Bloch

  1. je viens de lire votre commentaire, merci et ce qui m’amuse c’est que le n’importe quoi dont vous parlez est de mon fait, les enfants n’ayant pas du tout participé à l’écriture de ce petit feuilleton, mais réagi seulement… et je n’ai rien changé au côté  » ahurissant  » de l’histoire… ( merci pour cet adjectif qui me plaît bien )

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire! C’est intéressant vis-à-vis de ce que je projetais sur le processus d’écriture. Merci à vous d’écrire et de conter comme vous le faites 🙂

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