« Le cas Eduard Einstein » Laurent Seksik

Le cas Eduard Einstein
Laurent Seksik
Flammarion, 2013

Sortie le 21 août 2013

Les gens qui me connaissent vous diront que je suis fou. 
N'en croyez rien.

Eduard Einstein, fils d’Albert, est soigné dans une clinique psychiatrique. Sa mère Mileva, s’occupe de lui aussi bien qu’elle peut, y laissant sa santé, tandis que son père, poursuivi par la Gestapo, doit fuir aux Etats-Unis.

eduard einsteinTrois narrateurs, trois points de vue pour une seule histoire familiale pendant la Seconde Guerre Mondiale. Chaque chapitre alterne les récits de Mileva, Albert et Eduard, à partir du moment où ce dernier est interné à 20 ans. Chaque voix conte la tragédie familiale qui se noue : une mère qui donnerait tout pour son fils, mais ce n’est pas encore assez, un père qui ne sait pas, ne peut pas gérer ce souci et cache sa peine sous des allures d’indifférence, un fils tiraillé par ses angoisses et terriblement seul.

On le sent, ce roman est extrêmement bien documenté, basé sur de nombreuses biographies, des témoignages et surtout des correspondances. Une bibliographie de trois pages à la fin du roman confirme le sérieux du travail de l’auteur. Pour ceux qui le connaissent peu, on en apprend plus sur Einstein en tant que figure publique et politique. Mais le mieux dans tout cela, c’est d’avoir rendu ces personnages humains et réellement touchants, sans se laisser étouffer par une avalanche de faits. Les faits ne sont là que pour la recherche du sentiment juste. Je pense particulièrement au personnage d’Eduard parce qu’il est si facile de tomber dans la caricature quand on parle de troubles psychiques. Ici, il nous parle et se confie, il est tout à fait vivant dans ces pages.

Un second coup de coeur pour cette rentrée littéraire, qui me donne envie de lire Les derniers jours de Stefan Zweig, du même auteur.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
LIPC

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Une réflexion sur “« Le cas Eduard Einstein » Laurent Seksik

  1. Je viens de terminer ce livre que j’ai trouvé passionnant également.
    En effet, ça donne envie de découvrir « les derniers jours de Stefan Zweig ».

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