« Mobiles » Sandra Lucbert

Mobiles
Sandra Lucbert
Flammarion, 2013

Sortie le 28 août 2013

Tu crois que je suis en train de rater ma vie?

Méta, Raphaël et Pauline ont entre 25 et 30 ans. Ce sont de « jeunes actifs » comme on dit. Sortis de leurs études pleins d’ambition et de rêves, ils ont tout fait pour que les portes leur soient ouvertes, comme on leur avait promis. Dommage, parce qu’au final ce n’est pas le cas.

MobilesDes jeunes qui galèrent sur le chemin de la vie active? Désillusions et compagnie? Mais, mais, mais, mais c’est moi, ça! Voilà ce que je me suis dit en commençant ce premier roman. Je n’étais pas tellement certaine d’avoir envie de m’y retrouver, mais malgré tout, je l’ai lu. Issus de milieux modestes ou aisés de Paris et sa région, ces jeunes essaient de trouver leur place dans une société qui n’a pas nécessairement envie de leur en faire une. L’un déprime comme magasinier dans un sous-sol de la BNF, servant des chercheurs gonflés d’orgueil ; l’autre tente de gérer un squat artistique tant bien que mal ; une autre essaie de trouver ses marques dans le monde du théâtre ; une dernière se débat en tant que prof, à deux heures de transport de chez elle, au milieu d’élèves ignares et violents.

Eh oui, c’est ce qui nous attend, à notre génération, pour rentrer dans la vie active : la galère. Quelque soit le niveau d’étude, son talent, sa motivation. La galère. Et par conséquent, des remises en question très vite. Est-ce qu’on est passés à côté de quelque chose? Est-ce que c’est mieux ailleurs? Notre malédiction est-elle de toujours pouvoir ou devoir être en mouvement, changer? Parallèlement, comment gérer une vie personnelle, la faire fleurir, quand toute cette misère au travail grignote notre énergie?

L’auteure ne s’apitoie pas – écueil qui paraissait évident – mais malheureusement, je ne pense pas qu’elle touchera un lectorat assez large avec ce roman. Ses personnages, tous issus de grandes écoles, parlent comme des livres et ça peut être parfois un peu irréaliste : références très poussées, mots alambiqués… J’ai l’impression de me retrouver à la fac. Alors moi, ça ne me gêne pas, mais je sens bien que le lectorat sera un peu trop restreint, ou aura du mal à s’identifier aux personnages qui, du coup, nous échappent.
Mais au moins j’imagine que l’auteure parle à priori de son milieu, on ne peut pas lui retirer ce trait d’honnêteté là.

Un premier roman à découvrir, même si la plume outrepasse un peu le sentiment.

On aime on n’aime pas? Allez donc voir par là
Madmoizelle Ambre

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