« Outre-Atlantique » Simon Van Booy

Outre-Atlantique
Simon Van Booy
Trad. de l’anglais de Micha Venaille
Autrement, « Littératures », 2013

Sortie 21 août 2013

J'étais un de ceux-là, souvenez-vous - un de ceux-là : haï.

John et M. Hugo se rencontrent au milieu de cadavres pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’un épargne l’autre, et ce sont des dizaines de vies futures qui s’épanouissent.

outrealtlantiqueJ’ai pris ce roman, j’ai lu le premier chapitre – certes un peu distraite – et ma première réaction a été de dire : « je n’ai rien compris à ce début de roman ». Dieu merci, je ne me suis pas arrêtée là. Car en réalité, c’est au fur et à mesure des pages que se dessine cette histoire d’hommes, tous liés les uns aux autres. Les premiers chapitres sont des portraits de personnages, apparemment de milieux et d’âges différents. C’est au bout de quelques dizaines de pages que l’on comprend que l’un est lié à l’autre. C’est une sorte de grande guirlande humaine : chacun se tient par la main, et la boucle est bouclée. Au centre, cette histoire d’un pilote de bombardier anglais, abattu en campagne et sa rencontre avec un nazi, seul survivant parmi ses confrères.

C’est mon premier contact avec cet auteur, qui avait publié L’amour commence en hiver (sortie en poche à la rentrée), et je n’ai pas été déçue. C’est un travail d’artisan. L’écriture du détail, qui se focalise sur les vies des hommes, sur leurs connexions, et qui montre malgré tout les répercussions de leurs actes. Comme quand on admire le tissage d’une belle tapisserie. On apprécie les mailles, les couleurs et les points, la délicatesse et la précision, et on se recule pour apprécier tout autant la grande image. C’est une écriture qui va a l’essentiel de l’émotion. C’est dur, mais tendre, c’est aussi romantique par moments. Une belle image de la vie.

A noter que le titre original convient bien mieux au roman : The Illusion of Separateness. Mais bien compliqué à traduire, je l’accorde. Dans tous les cas, ne vous privez pas de cette lecture si le titre ne vous accroche pas! Laissez-vous absorber par la lecture d’une belle fresque humaine.

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Mollat

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2 réflexions sur “« Outre-Atlantique » Simon Van Booy

  1. J’avais beaucoup aimé L’amour commence en hiver. Mais la toile de fond de la Seconde Guerre Mondiale pour celui-ci me tentait moins…

    1. En fait, c’est bien moins présent que ce qu’on croit. C’est surtout le lien entre tous les personnages qui prime et la manière dont les actes des uns sont répercutés sur d’autres.

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