« A l’ouest rien de nouveau » Erich Maria Remarque

A l’ouest rien de nouveau
Erich Maria Remarque
Trad. de l’allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac
Livre de Poche, 2013 (1928)

Centenaire de la Première Guerre Mondiale

Nous sommes délaissés comme des enfants 
et expérimentés comme de vieilles gens ; 
nous sommes grossiers, tristes et superficiels : 
je crois que nous sommes perdus.

Paul Baümer a 19 ans. Poussé par le patriotisme de ses maîtres d’école, il s’engage dans l’armée aux côtés de plusieurs camarades de classe. Ils découvrent ensemble les tranchées, les techniques de survie que leur apprend Kat, le plus âgé de la compagnie. Peu à peu, le désespoir s’installe.

a l'ouest rien de nouveauPour combler les lacunes de littérature classique, me voilà à lire A l’ouest rien de nouveau. Pour la légèreté estivale dans mes choix, on repassera. Écrit à la première personne, ce roman parle du quotidien du côté allemand dans les tranchées, qui n’est pas nécessairement bien différent du quotidien côté français. Les attaques, les pluies d’obus, l’angoisse de la mort. Et après, les blessés. Ceux qui se vident de leur sang sans pouvoir être secourus. Ceux qui meurent dans les hôpitaux, les infirmes, les défigurés.

Paul fait partie de la génération perdue. Chez lui, aucune pensée belliqueuse, son seul but, comme celui de ses camarades, est la survie. Il envie les plus vieux qui ont une vie vers laquelle aller après la fin de la guerre, ceux qui pourront oublier, ceux qui ont un métier, une famille, une passion. Un espoir. Lui, Paul, n’a rien de tout cela. Tous ceux de son âge sont dans le même cas. Ils ne sauront rien faire d’autre que la guerre et ne pourront jamais l’oublier.

Edition originale : Am Westen nichts Neues
Edition originale : Am Westen nichts Neues

Ne cherchez nul espoir entre ces pages, mais la cruelle vérité de la Première Guerre Mondiale, la Drôle de Guerre. Ce roman pacifiste est resté un classique dès sa parution. Sous le régime nazi, il a fait partie des livres brûlés durant les autodafés. Il décrit très simplement des choses terribles pour lesquelles on manque de mots. Honnête et authentique, ce témoignage reste une des plus belles œuvres de la littérature internationale.

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