« Blue Note » Mariolle, Bourgouin

Blue Note
Mathieu Mariolle, Mickaël Bourgouin
Dargaud, 2013

Tu vois que tu avais des choses à nous dire

blue note 1Jack « Wonderboy », ancien boxeur, revient sur le devant de la scène. Embrigadé dans des histoires de mafieux, il dispute son dernier match, durant les derniers jours de la Prohibition. Il croise le chemin de RJ, jeune bluesman, englué dans les mêmes problèmes.

J-30 avant la fin officielle de la Prohibition. C’est la fin d’une période glorieuse pour de nombreux mafieux, qui détenaient un pouvoir considérable grâce à l’argent que leur rapportait l’alcool de contrebande, et les lieux de débauches qu’ils géraient. Leur empire prend fin. Leur sphère de pouvoir va fatalement se réduire et les personnes profitant de leurs largesses et de leur protection vont en pâtir. Jack Doyle, le boxeur, et Ray Jameson, le bluesman, se retrouvent tous les deux au milieu de conflits d’influences. L’un est à la fin de sa carrière et l’autre au tout début. Jack est désabusé, RJ encore plein d’espoirs.

blue note 2L’histoire se découpe sur deux tomes, chacun consacré à un personnage. On commence avec Jack, un personnage brut et blasé, qui n’a jamais eu en main toutes les cartes pour contrôler son destin. Son récit comporte de nombreuses zones d’ombre, les aspects qu’il n’a pas saisi. C’est par la suite que les choses s’éclaircissent pour le lecteur. Le parcours de RJ est le même sauf qu’il arrive plein d’idéaux. Leurs deux histoires se répondent par un jeu de miroir. Malgré leurs différences, ces deux personnages finissent par se rapprocher, unis qu’ils sont dans la même destinée. Cette narration rend indispensable de lire les deux tomes ensemble l’un après l’autre.

Non seulement, cette histoire est bien racontée, mais en plus, elle est belle. Il y a des pages magnifiques sur l’intensité du sentiment musical qui peut se dégager d’un bon guitariste, sans compter des planches magnifiques du paysage urbain nocturne, tout détrempé de pluie. C’est sombre, brut et poétique à la fois. C’est une ambiance de polar, une ville qui brille mais qui cache toutes sortes de vices. Les couleurs changeantes nous guident, souvent pastels elles donnent un effet « vieux cliché ». Les moments de pure inspiration sont bleus (d’où le titre de la série).

Un dyptique d’exception, qui rentre parmi les meilleures BD sur la musique et satisfait les amateurs de jazz et d’histoire!

On aime, on n’aime pas? Allez donc voir par là
Un amour de BD
Bulles et onomatopées
PublikArt

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