« Gisèle Alain » Sui Kasai

Gisèle Alain
Sui Kasai
Trad. du japonais par Yohan Leclerc
Editions Ki-Oon, « Seinen », 2012-2016
5 tomes, série en cours

ga-sk1XIXe siècle. Gisèle est une jeune fille issue de la bourgeoisie, beaucoup trop fantasque pour son milieu. Elle décide de quitter la demeure familiale pour s’installer à son compte en tant que logeuse, puis comme « femme à tout faire ».

Je suis tombée par hasard sur ce manga que je comptais lire à sa sortie et qui m’était complètement sorti de l’esprit. Le dessin et les thèmes promettaient un manga historique tout en douceur, dans le goût d’Emma de Kaoru Mori.

Jeune adolescente pétillante, Gisèle est l’exemple parfait du personnage qui ne se laisse décourager par aucune épreuve. Son premier défi est de quitter la demeure familiale, étape indispensable pour pouvoir s’affranchir d’un père dépressif et tyrannique. Elle acquiert une liberté difficile à obtenir pour une femme à son époque, parfaitement déterminée à vivre sa vie exactement comme elle l’entend. Défi suivant : s’intégrer à un milieu social complètement différent de celui où elle a été élevée, exploit qu’elle accomplit avec tant de naturel et de bonhommie que c’en est un peu (trop?) naïf. Cependant, cela colle parfaitement avec le caractère de Gisèle : une innocence rafraîchissante qui lui permet souvent de s’en sortir lors de ses mésaventures.

ga-sk5Jamais sa bonne humeur ne la quitte. C’est un des aspects qui donnent toute sa légèreté à cette série très feel-good, dans laquelle on se laisse entraîner très facilement. Elle est recrutée pour effectuer des tâches en tout genres. La différence par rapport à ses concurrents dans le domaine? Son but est de rendre les gens heureux. Ce n’est pas une ambition consciente, mais l’expression d’une profonde et sincère intuition du bien. Quand cette mission contrecarre les projets de ses clients, la tâche se complique. Mais elle s’en sort toujours avec une pirouette.

Voilà donc le parfait manga anti-déprime. Le côté historique prête un charme désuet au graphisme tout en finesse et en douceur de Sui Kasai. Une telle série ne serait pas complète sans une romance, qui pour l’instant n’est qu’esquissée, mais qui apporte un petit côté tragique à une histoire très mignonne. Il faut bien que notre cœur se serre un peu. Un des personnages secondaires, une locataire strip-teaseuse lesbienne (« ohlala » comme on dit chez nous), justifie sans doute la publication de la série dans la collection « Seinen » que je conseille cependant assez volontiers aux adolescent(e)s dès 12-13 ans.

On aime? On n’aime pas? Allez donc voir par là
Paoru
Les blablas de Tachan
Les petites lectures de Scarlett

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