« KO à Tel Aviv » Asaf Hanuka

C’est assez tardivement que je découvre la série KO à Tel Aviv. Titre phare des éditions Steinkis, elle met en scène le quotidien de l’illustrateur, jeune père de famille habitant à Tel Aviv. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est dépassé par les événements : la vie de famille, les difficultés du travail indépendant, la reconnaissance en tant qu’illustrateur, et la vie dans un pays en guerre. Ses deux enfants sont des personnages que l’on retrouve souvent au cours de ces trois tomes. Oubliez les chroniques BD sur les enfants que vous avez déjà lu, cela n’a rien à voir. C’est une déclaration d’amour, c’est une angoisse avouée, mais c’est aussi beaucoup d’humour.

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Chez Asaf Hanuka, le dessin est vital, c’est une vraie catharsis. Et un moyen d’exprimer des sentiments qu’il est incapable d’extérioriser autrement, même avec des intimes, ce qui complique beaucoup les relations de couple. Par conséquent, Asaf Hanuka peut parfois se représenter sous les traits d’un personnage assez froid, et pourtant, grâce à ses illustrations faites d’images et de métaphores très fortes, l’empathie s’installe entre le lecteur. On ne peut rester de glace devant ce personnage qui bataille tous les jours de sa vie. Pour autant, le ton n’est pas dramatique, puisque comme je l’ai dit plus haut, l’humour est toujours présent dans ces cases. Même s’il s’agit d’humour noir la plupart du temps.

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En tant qu’auteur israélien, Asaf Hanuka aborde les sujets politique et d’actualité avec énormément de délicatesse. Ayant été formé au dessin en France, et connaissant un peu Paris, il est particulièrement touché par les attentats de Charlie Hebdo, ainsi que ceux du 13 novembre. Au quotidien, il subit les effets de la guerre, l’angoisse des bombardements. Tiraillé par des questions de culture et de religion, il cherche inlassablement des réponses dans un dessin précis et réaliste. Difficile donc de passer à côté de cette série, car elle émeut, fait réfléchir, et laisse pantois par la puissance évocatrice de ses images.

Visitez le site d’Asaf Hanuka par ici.

D’autres points de vue sur Publik’Art, 9ème Art et du9.

KO à Tel-Aviv, 1, Asaf Hanuka, Steinkis éditions, « Roman graphique », 2012. 14.95€. Vol. 2, 2014, 16.95€. Vol.3, 2016, 18€

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